Avant propos

武功
Kung Fu
& Wushu

Bien qu’il n’englobe pas le mot « martial », le terme Kung Fu / 功夫 regroupe les 350 styles d’arts martiaux chinois existants et signifie dextérité, virtuosité, maîtrise. Le traduire par « savoir-faire » serait réducteur dans la mesure où le Kung Fu implique une réelle maîtrise et correspond davantage à « la voie de l’excellence ». En ce sens, il définit l’objectif de l’apprenant dont les maîtres reconnaissent qu’il a ou n’a pas le Kung Fu d’un mouvement selon qu’il le maîtrise ou non. En d’autres termes, savoir faire des techniques martiales ne signifie pas nécessairement avoir le Kung Fu de celles-ci.

Le terme Wushu / 武术 qui signifie arts martiaux (chinois) et désigne depuis la fin des années 50 la pratique sportive mise en place par la République Populaire de Chine, correspond à une synthèse standardisée de divers styles de Kung Fu. Il s’agit d’un sport moderne qui s’apparente à de la gymnastique acrobatique dont les mouvements sont inspirés du Kung Fu. La recherche des pratiquants de Wushu est avant tout esthétique et liée à la performance sportive à la différence du Kung Fu qui s’inscrit dans une démarche authentique de maîtrise des techniques martiales.

L’école LWS Pak Mei est donc une école de Kung Fu et non de Wushu, où l’enseignement est dédié au style historique du Pak Mei.

Parmi les 350 styles de Kung Fu recensés, on distingue généralement :

  • les styles du nord et du sud de la Chine, qui correspondent aux styles de Kung Fu ayant été créés au nord ou au sud du fleuve Yangzi
  • les styles interne ou externe, qui font référence au type de force employée selon que celle-ci est énergétique (interne) ou musculaire (externe)

Des classifications plus précises dépendent de la région dont le style de Kung Fu est originaire.

Ainsi le Pak Mei est un style interne du sud de la Chine qui fait partie du clan Emei (Emei Pai) puisqu’il est originaire du mont Emei, une des quatre montagnes sacrées bouddhiques, situé dans la province du Sichuan.

Bien que le Kung Fu bénéficie aujourd’hui d’un réel engouement, il est important de rappeler qu’il a été discrédité et prohibé pendant de nombreuses années. Ainsi durant la révolution culturelle, il était interdit d’enseigner le Kung Fu sous peine d’être emprisonné. Les partisans de Mao considéraient le Kung Fu comme une pratique subversive en raison de l’apprentissage de techniques de combat dangereuses, de la recherche d’accomplissement de soi des pratiquants mais aussi de l’attachement fort des disciples envers leurs maîtres.

Pendant ces années, quelques maîtres, comme Lao Siu Leung, ont continué à enseigner leur art discrètement chez eux, ou dans des endroits cachés tandis que d’autres ont fui la Chine pour Hong Kong, Taiwan, le Vietnam ou la Corée.

Sifu / 师父
Littéralement
« maître-père »
Sigong / 师公
Littéralement
« maître
du maître »
Simo / 师母
Littéralement
« professeur-mère »
ou femme du sifu
Sitai / 师弟
Petit frère
d’école
Siyé / 师爷
Littéralement
« maître grand-père »
Sibak / 师伯
Grand-oncle
(grand frère d’école
de son sifu)
Sihing / 师兄
Grand
frère d’école
Tudai / 徒弟
Disciple
apprenti
Tai Siyé / 太师爷
Littéralement
« maître
arrière-grand-père »
Sisok / 师叔
Petit-oncle
(petit frère
d’école de son sifu)
Sijie / 师姐
Grande
sœur d’école
Daizi / 弟子
Disciple
confirmé
Simouei / 师妹
Petite
sœur d’école
Baisi / 拜师
Cérémonie
de disciple