Sifu
& lignée

师父
Sifu
Benjamin Culos

Loin de concevoir la pratique des arts martiaux comme un loisir, j’y ai consacré l’essentiel de mon temps depuis le moment où j’ai commencé à m’entraîner. Passionné par les arts martiaux chinois et la Chine depuis l’enfance ma vocation a pris tout son sens au fil de mon entraînement. J’ai d’ailleurs choisi d’organiser ma vie en fonction de ma recherche du Kung Fu.

J’ai commencé par pratiquer le karaté en 1990 avant de me tourner vers différents styles de Kung Fu comme le Tang Lang, le Hong Ga et le Taiji de la famille Wang sans parvenir à trouver le style qui me correspondait. Je partageais alors la pratique du Kung Fu et la recherche d’un style efficace avec mon ami Jonathan Barbary. Ma quête d’authenticité martiale m’a ensuite décidé à poursuivre cette recherche en Chine.

Après un premier séjour à Shaolin en 1998, j’ai commencé à apprendre le mandarin sur les conseils de mon père afin de mieux appréhender la culture chinoise. Cette connaissance de la langue chinoise m’a effectivement permis de m’installer en Chine en 2006 afin d’y poursuivre la recherche du style de Kung Fu me correspondant. C’est à Foshan que j’ai découvert le Pak Mei de Lao Siu Leung dont les principes techniques, la férocité et l’intelligence m’ont immédiatement conquis. Le réalisme et le caractère concret des techniques, leur efficacité et leur singularité se sont d’ailleurs révélés parfaitement adaptés à ma conception de l’affrontement et du combat.

Le premier à m’avoir enseigné le Pak Mei et m’avoir reconnu comme disciple est Sifu Chan Yau Man, un des premiers disciples de Lao Siu Leung. Je suis ensuite devenu consécutivement le disciple des deux fils et successeurs de Lao Siu Leung, Sifu Lao Wei Kei et Sifu Lao Wei San, lesquels me reconnaissent aujourd’hui Sifu.

Parmi mes trois maîtres, je suis particulièrement lié à Lao Wei San, un homme au niveau de Kung Fu extraordinaire que la pratique a élevé en homme juste et vertueux. Chaque année, je passe plus d’un mois à Foshan tant pour me perfectionner que pour passer du temps avec lui. A ses côtés, j’ai pris conscience de la nécessité d’allier des qualités martiales exceptionnelles à la bienveillance. J’entretiens avec Lao Wei San le rapport de disciple à maître que j’avais toujours cherché jusque-là et il m’a d’ailleurs choisi comme héritier de son Kung Fu.

Afin d’être en adéquation avec la pédagogie occidentale et pouvoir enseigner mon art martial en France, j’ai suivi la formation dispensée par le Ministère des Sports et ai obtenu le Diplôme d’Etat de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport (DEJEPS).

Déterminé à transmettre mon savoir et ma pratique dans la lignée de mes maîtres, j’ai ouvert à Paris en septembre 2011 mon école de Kung Fu traditionnel que j’ai choisi de nommer Lao Wei San (LWS) Pak Mei pour honorer mon Sifu et faire perdurer son style.

Depuis l’ouverture de mon école, notre notoriété n’a pas cessé de grandir que ce soit à Paris comme à Foshan où j’assure chaque année les démonstrations de Pak Mei et de danse de lion pour l’école de mon Sifu Lao Wei San.

J’occupe actuellement les fonctions de vice-président de l’association Foshan Pak Mei Sports et de président de la branche parisienne de cette association.

Après cinq ans de résidence dans une salle multi-disciplinaire du 5ème arrondissement, j’ai ouvert ma propre école en plein coeur de Paris.

Originaire de Foshan, Siyé Lao Wei San est le deuxième fils et successeur de Lao Siu Leung.

Après avoir gardé son Kung Fu secret pendant de longues années, notamment pour se consacrer à sa carrière et à sa famille, il décide d’ouvrir son école en 2009 afin de faire perdurer le Pak Mei et honorer la mémoire de son père.

Aujourd’hui, Siyé Lao Wei San mène une vie paisible entièrement consacrée à l’enseignement du Kung Fu Pak Mei. Doté d’un niveau extraordinaire, il choisit de transmettre sa connaissance des arts martiaux et son éthique à quelques disciples seulement.

Il crée en 2010 l’association Foshan Pak Mei Sport pour réunir les écoles de Pak Mei issue de l’enseignement de son père.

Invité en France par son disciple et héritier Sifu Benjamin Culos, Siyé Lao Wei San a eu la joie de rencontrer les disciples et élèves de celui-ci en août 2012.

Il est venu inaugurer l’école LWS Pak Mei, le 3 septembre dernier et à créer la branche parisienne de l’association Foshan Pak Mei Sport pour assurer le lien entre l’école de Paris et celle de Foshan.

Sigong Lao Wei Kei est le fils ainé et successeur de Taisiye Lao Siu Leung. Il enseigne le Kung Fu Pak Mei traditionnel dès 1978 et ouvre en 2003 son école de Kung Fu qu’il nomme en hommage à son père “le mémorial de Lao Siu Leung”.

Très proche de son frère Lao Wei San, il partage avec ce dernier la passion du Kung Fu et la volonté de perpétuer le Pak Mei de leur père.

Sigong Chan Yau Man est l’un des premiers disciples de Lao Siu Leung et un des seuls à être reconnu Sifu par celui-ci. Très sollicité, Sigong Chan Yau Man n’a accepté d’enseigner le Kung Fu Pak Mei qu’à très peu de disciples.

Sigong Chan Yau Man est avant tout un maître de danse de lion. Sa troupe de danseurs a remporté à deux reprises les championnats de Chine de danse de lion et réalise chaque jour une démonstration à la mémoire de Wong Fei Hung (célèbre maître de Kung Fu et médecin émérite) dans le temple Ancestral de Foshan.

La renommée des danses de lions de Sigong Chan Yau Man s’étend au delà de la région de Foshan, au reste de la Chine et sur la scène internationale. Sa troupe a ainsi été invitée à se produire lors des Jeux Olympiques de Pékin en 2008 et à représenter la culture chinoise dans de nombreux pays comme le Japon, la Corée, la Thaïlande, les Emirats Arabes et la France.

Natif de Foshan, Tai Siyé Lao Siu Leung a appris le Pak Mei dans la ville de Canton où il vécut une partie de sa vie avant de revenir dans sa ville natale pour enseigner le Kung Fu en 1965.

Rapidement, Tai Siyé Lao Siu Leung se fait remarquer par l’efficacité de son style et son niveau exceptionnel si bien que de nombreux pratiquants d’autres styles d’arts martiaux ont cherché à devenir ses disciples.

Pendant la révolution culturelle, il a été contraint d’enseigner son art en cachette sous peine d’être emprisonné comme la plupart des maîtres de Kung Fu de l’époque. Il a alors transmis l’intégralité de son savoir et de sa pratique à ses deux fils, Lao Wei Kei et Lao Wei San, lesquels ont pris sa succession à sa mort en 1977.

Aujourd’hui encore à Foshan, Tai Siyé Lao Siu Leung reste un maître célèbre dont on loue le niveau extraordinaire, la rigueur et l’équité.